Le Pacte du Diable Européen

Le vendredi 11 Mars, le Conseil européen a adopté ce qu’il appelle « un pacte pour l’Euro ». Les mots ont un sens. Il n’a pas décidé d’un pacte social et écologique. Son intitulé exact est : « un pacte pour l’Euro », « coordination renforcée des politiques économiques pour la compétitivité et la convergence ». Cette réunion du Conseil européen marque un nouveau tournant très grave, très inquiétant de l’Union européenne. Il s’agit d’un pas de plus vers une Europe fédérale, à direction autoritaire et encore plus ultralibérale. Ce pacte va au-delà du traité de Lisbonne. Décision est prise d’imposer des politiques économiques et sociales très dures aux pays, aux salariés, aux citoyens.

La déclaration finale marque nettement que les programmes d’austérité appliqués aux peuples européens et les remèdes de cheval imposés à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal maintenant se font « sous les auspices du FMI et de l’UE ». Ces derniers ne sont rien d’autre que des plans d’ajustement structurels tels que ceux appliqués aux pays en voie de développement : « L’assistance financière sera subordonnée à une stricte conditionnalité dans le cadre d’un programme d’ajustement macroéconomique », proclame le texte.

Ainsi la Grèce – lisez bien – est invitée à : « mener à bien entièrement et rapidement le programme de privatisations et de valorisation des patrimoines fonciers de 50 milliards d’euros ». La méthode est donc bien celle du Fonds Monétaire International.

L’autoritarisme au service des marchés financiers

En permanence est rappelée dans le texte la nécessité pour chaque État, et chaque année, voire tous les six mois, de rendre compte à l’autorité supranationale, c’est-à-dire à la Commission et au Conseil européen.

Ainsi, le texte fourmille d’injonctions pour chaque État : faire part de ses « engagements nationaux concrets », « la mise en œuvre des engagements et les progrès accomplis… feront l’objet d’un suivi annuel ». Ou encore : « Chaque État membre participant présentera les mesures particulières qu’il prendra ».  Le surveillant en chef est la Commission de Bruxelles. « La commission tiendra un rôle central important dans la suivi de la mise en œuvre des engagements ». Elle qui ne détient aucun pouvoir des peuples, s’érige, avec le Conseil européen, en maître absolu pour imposer du sang et des larmes à celles et ceux qui souffrent déjà de cette Europe des marchands et de l’argent. L’ordre est d’aller plus loin dans l’austérité, la précarité du travail, la mise en concurrence des travailleurs pour une monnaie unique, l’Euro, utile à la rentabilisation des capitaux et aux marchés financiers.

C’est écrit noir sur blanc : « Il impliquera un effort particulier allant au-delà de ce qui existe déjà et comprendra des engagements concrets et des actions plus ambitieuses que celles qui ont déjà été approuvées ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre. Ces nouveaux engagements seront ensuite intégrés aux programmes nationaux de réforme et de stabilité et relèveront du cadre de surveillance régulier ».

Baisser les salaires

Le mot « compétitivité » veut bien dire une mise en compétition des salariés entre eux, une mise en concurrence ouverte, brutale. Ceux des pays européens entre eux. Mais aussi avec les salariés du monde entier derrière ce qui est appelé « principaux partenaires commerciaux ». La décision est prise et annoncée ouvertement de laminer les salaires. Lisons : « Les progrès seront évalués sur la base de l’évolution des salaires et de la productivité ainsi que des besoins d’ajustement en matière de compétitivité. Afin de déterminer si les salaires évoluent en accord avec la productivité, le coût unitaire de la main d’œuvre (CUM) fera l’objet d’un suivi sur une période déterminée par comparaison avec l’évolution dans d’autres pays de la zone euro et chez les principaux partenaires commerciaux comparables ».

 

Ainsi la pression à la baisse sur les rémunérations du travail se fera à l’intérieur de l’Union européenne vers le moins-disant social, mais aussi dans la compétition avec les salariés du Brésil, de la Chine ou de la Corée du Sud.

Le texte est explicite : « Les augmentations significatives et durables pourraient provoquer une érosion de la compétitivité ». Autrement dit, comme nous le révélions dans la première mouture du « pacte de compétitivité », il est demandé ouvertement d’abaisser les salaires. Le rouleau compresseur européen s’immisce dans les négociations sociales.  Il prescrit de « réexaminer les dispositifs de fixation des salaires et, le cas échéant, le degré de centralisation du processus de négociation » et de « veiller à ce que les accords salariaux dans le secteur public viennent soutenir les efforts de compétitivité consentis dans le secteur privé ». Il demande aux gouvernements de peser sur les salaires du public pour aider le privé à extorquer plus de valeur issue du travail, « en gardant à l’esprit que l’évolution des salaires dans le secteur public constitue un signal important ». Il est donc demandé aux gouvernements de presser les salaires dans le public. Du même coup, cela peut abaisser « le coût unitaire de la main d’œuvre » pour le patronat, afin de lui permettre de relever encore ses taux de profits.

Détruire l’idée d’emploi sécurisé et les systèmes de retraites publics

Les métiers et secteurs aujourd’hui protégés comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc,  seront ouverts à la concurrence, et les commerces seront ouverts les dimanches et jours fériés. La précarité, la flexi-sécurité du travail deviennent la norme de l’emploi. La fiscalité pesant sur le travail sera abaissée. Le recul de l’âge de la retraite est acté (même si la référence aux 67 ans a disparu). Pour justifier son combat pour abaisser encore le taux des cotisations chômage et retraites, Mme Parisot, s’est bruyamment revendiquée le 15 mars dernier de ce pacte antisocial : « Le pacte pour l’Euro stipule noir sur blanc que les régimes de retraites doivent évoluer en fonction de l’évolution démographique et de l’espérance de vie » s’est-elle écriée. Par contre, il est demandé de renforcer le secteur financier « un secteur financier fort est essentiel pour la stabilité générale de la zone Euro ». L’impôt sur les sociétés serait harmonisé vers le bas. Le taux d’imposition sur les sociétés est de 34% en France, de 29,8% en Allemagne. Le taux moyen européen est de 25,7%. Dans ce langage européen, cela veut dire qu’on va diminuer la fiscalité sur les sociétés en France et en Allemagne. La commission est en train de rédiger une proposition législative à cet effet.

Les régions mises en concurrence entre elles

Les pays déjà en difficulté, ou en retard de développement, se voient réserver un sort particulier où, dans le cadre de la « compétitivité », il leur est demandé d’y favoriser la « productivité », « afin de faire en sorte que la croissance soit équilibrée et bien répartie dans toute la zone Euro, des instruments spécifiques et des initiatives communes seront envisagées pour favoriser la productivité dans les régions en retard de développement ».

Ainsi dans ces pays on abaisserait encore plus les salaires, les droits sociaux, comme on le voit en Irlande et en Grèce pour monter sans cesse la rentabilité des capitaux. C’est donc un système diabolique qui serait en place où chacun serait mis en compétition avec plus petit que lui. Celui-ci étant lui-même dans l’obligation permanente de travailler toujours plus dur. C’est l’Europe du noyau dur et de la périphérie que certains auraient déjà théorisée.

Sarkozy prend les devants

D’un côté, le gouvernement Sarkozy comme la commission culpabilisent les citoyens avec les déficits publics (que nous léguerons à nos enfants, paraît-il). De l’autre, l’alignement sur la fiscalité allemande conduit à abaisser l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) déjà de 2 milliards pour l’année à venir, puis de 4,5 milliards avec en plus une baisse de l’impôt sur les sociétés de 2 milliards.

« Le pacte pour l’Euro » porte bien son nom parce qu’il est un pacte avec et pour l’argent contre le social, contre le travail.

Le pouvoir sarkozyste a accéléré ces derniers jours les annonces : celle de modifier la Constitution, qui y inclurait l’interdiction des déficits publics ; la réduction de l’ISF et le débat depuis plusieurs semaines sur la fiscalité ; le recul de l’âge de la retraite à 67 ans ; le refus de toute augmentation de salaire ; un nouveau coup contre la sécurité sociale en utilisant le risque dépendance pour ouvrir un nouveau terrain de chasse aux assurances privées ; une inique contre-réforme des collectivités territoriales qui s’ajoute à la fameuse RGPP contre les services publics, pour présenter dès le conseil européen du 24 mars une première liste de son arsenal de guerre sociale contre les travailleurs, les retraités et les forces de la création. Il veut répondre ainsi au chapitre prochain de la déclaration :  « Les États membres de la zone Euro s’engagent à traduire dans leur législation nationales les règles budgétaires de l’UE figurant dans le pacte de stabilité de la croissance. Les États membres conserveront le choix de l’instrument juridique à utiliser au niveau national mais veilleront à ce qu’il soit par nature suffisamment contraignant et durable (par exemple, la Constitution ou une législation cadre)». « La formulation exacte de la règle sera également arrêtée par chaque pays […] mais elle devrait garantir la discipline budgétaire tant au niveau national qu’aux niveaux inférieurs ».

Cette discipline est un corset budgétaire s’appliquant aux budgets de l’État, de la sécurité sociale, des caisses de retraite et aussi aux « niveaux inférieurs », c’est-à-dire aux régions, communes et départements.

Une nouvelle fois est ici revendiquée une application stricte des choix antisociaux par des instances supranationales en dehors des élus nationaux et locaux. La Commission européenne veut faire adopter d’ici le mois de juin six directives baptisées « gouvernance économique » pour mettre en musique ses funestes projets. Le Parlement européen et ses différentes commissions ont déjà commencé à y travailler. Mais les textes sont si durs, si opposés à l’intérêt général que les amendements proposés se traduisent toujours dans les commissions par des amendements dits « de compromis » qui ne modifient en rien le cadre général extrêmement néfaste.

L’idée européenne en cause

Face à un tel rouleau compresseur qui va encore au-delà du traité de Lisbonne, les salariés, les jeunes, les créateurs, les retraités, les petits artisans, les commerçants, les paysans, dans leur diversité, doivent être alertés de toute urgence sur la nature de ce pacte, véritable plateforme conduisant à une dé-civilisation de l’argent. La lutte des classes anti-progressiste est en train de franchir un nouveau cap. La nature du rassemblement des salariés et de tous les travailleurs, de tous les pays de l’Union européenne doit changer jusqu’à se porter au niveau d’un mouvement de nature à contrer une offensive d’une extrême gravité. C’est une urgence ! C’est l’idée européenne au sens de la communauté européenne et de l’Europe elle-même qui est en cause désormais avec ces projets. Ceux-ci vont provoquer des tensions telles qu’elle peut exploser, alors que le besoin de projet coopératif européen, d’Europe solidaire, d’Europe de partage pour le progrès social, le développement humain, l’environnement, n’a jamais été aussi pressant.

Une autre Europe est possible

Le rassemblement peut se faire sur un tout autre projet. Celui de l’Europe sociale avec le partage des richesses, la mise en place d’un salaire minima, de revenus minima et la promotion d’un projet commun de sécurisation des parcours professionnels et de la formation tout au long de la vie pour chacune et chacun. Une Europe solidaire avec le développement et le renouveau des services publics, l’aide aux pays en difficulté par un effort de rattrapage solidaire. Une Europe qui fasse vivre en actes les projets pour l’accès aux biens communs humains. Une Europe écologique avec le développement de la recherche, des industries, associant les populations et les salariés qui devraient disposer de nouveaux pouvoirs de gestion des orientations dans les entreprises. Une Europe qui relève les immenses nouveaux défis de diversification des ressources énergétiques et des modes de transports.

Une Europe de justice, avec une autre utilisation de l’argent, une transformation de la Banque centrale européenne, pour impulser un nouveau crédit du local au continent européen, le refinancement des dettes de certains États, l’utilisation de son pouvoir de création monétaire, la taxation des mouvements de capitaux intra-européens pour commencer, une taxation sur les sociétés et le capital pour financer un effort commun sans précédent pour la recherche, la formation, l’éducation.

Une Europe qui promeut le désarmement et la paix partout. Une Europe qui invente de nouveaux rapports avec les pays du Sud en plein bouleversement.

Ce ne sont que quelques esquisses d’un autre projet pour l’Europe des peuples, de la jeunesse et des travailleurs. Au pacte de l’argent nous opposons un pacte social et écologique.

source : D.R

Le Pacte Synarchique : de l'Union européenne

Le Pacte Synarchique : de l'Union européenne à l'Organisation Synarchique du Monde
Extract of Le Canard républicain
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Le Pacte Synarchique : de
l'Union européenne à
l'Organisation Synarchique du
Monde
- Gouvernance mondiale & mondialisation -
Publication date: mardi 14 février 2012
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Le Pacte Synarchique : de l'Union européenne à l'Organisation Synarchique du Monde
Le 6 avril 2011 sur France Culture, Alain-Gérard Slama, chroniqueur au Figaro-Dassault et membre du club Le Siècle, s'épancha succinctement sur la Synarchie avec le sophiste Jacques Attali, promoteur d'un gouvernement mondial « démocratique » et d'une Constituante européenne [1]. Quel était « le rêve de la Synarchie » - et notre cauchemar... - pour reprendre l'expression du « philosophe » Slama ?
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En avril 1946, le synarque Raoul Husson publia, sous le pseudonyme Geoffroy de Charnay, un livre intitulé Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte aux éditions Médicis-Paris. Dans l'annexe de cet ouvrage, il reproduisit l'intégralité du « Pacte Synarchique Révolutionnaire pour l'Empire Français ».
D'après Husson, ce document, « remis à chaque affilié au moment de son affiliation », était « capital, véritable monument d'habileté rédactionnelle, dont il importe d'avoir pénétré la ruse et analysé avec soin les thèses essentielles », contenant « un certain nombre de contradictions internes, d'ailleurs peut-être voulues et destinées à donner satisfaction à des lecteurs de tendances opposées » et « servant à provoquer des affiliations ».
Le Pacte Synarchique contient 598 propositions. Husson souligne « tout un système de grands camouflages idéologiques destinés à cacher la paternité et les tendances réelles du document, et par conséquent du Mouvement Synarchique ». Il estime que la partie la plus importante du Pacte concerne l'« organisation particulière des nations du monde » au point de lui consacrer un chapitre entier.
Qui étaient Raoul Husson et ... Geoffroy de Charnay ?
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Trouver des informations sur Raoul Husson se révèle une entreprise délicate. La revue scientifique Fusion -aujourd'hui disparue- nous donna quelques renseignements sur ce dernier en 1999, dans un article de Rémi Saumont, La vibration active des cordes vocales : « Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, né en 1901, Raoul Husson était diplômé d'études supérieures de physique mathématique et de calcul des probabilités, et c'est comme statisticien qu'il a débuté sa carrière. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, il est devenu secrétaire général de la Statistique générale de la France et ce n'est qu'après la Libération qu'il a intégré le CNRS en tant que chargé de recherches dans la section de physiologie, après avoir soutenu, en 1950, une thèse de doctorat ès sciences naturelles, avec comme président de thèse le physicien Yves Rocard ( ndlr : père de Michel Rocard ). » [2] Il « a été tué dans un accident de voiture en 1967. » [3]
En 2000, la revue Les Génies de la Science consacra un numéro au groupe Nicolas Bourbaki, célèbre société secrète de mathématiciens. L'article de Maurice Mashaal intitulé La saga d'un nom, nous procure des informations ne manquant pas d'intérêt : « En 1923, Raoul Husson, alors "cube", c'est-à-dire normalien de troisième année, de la promotion 1921, monta un canular aux "conscrits", c'est-à-dire aux élèves de première année de l'ENS. Il annonça par voie d'affiche qu'un certain professeur Holmgren venait donner une conférence à l'École, et que les conscrits étaient priés d'y assister. La suite ? Voici ce que raconta André Weil dans ses Souvenirs d'apprentissage : « Il se présenta aux "conscrits", muni d'une fausse barbe et d'un accent indéfinissable, et leur fit un exposé qui montait,
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Le Pacte Synarchique : de l'Union européenne à l'Organisation Synarchique du Monde paraît-il, par degrés insensibles d'un peu de théorie des fonctions classiques aux hauteurs les plus extravagantes, pour se terminer par un "théorème de Bourbaki" dont l'auditoire resta pantois. C'est ainsi du moins que s'en est fixée la légende, qui ajoute que l'un des normaliens présents déclara avoir tout compris d'un bout à l'autre. » Où Raoul Husson trouva-t-il le patronyme Bourbaki ? Dans l'histoire militaire de la France : Napoléon III avait sous ses ordres un général dénommé Charles Denis Sauter Bourbaki [4] qui prit une importante part à la guerre franco-prussienne de 1870. » [5]
Une observation concernant Henri Cartan, l'un des membres fondateurs du groupe Nicolas Bourbaki : il fut le président de 1974 à 1985 du Mouvement fédéraliste européen [6] et prit la tête d'une liste nommée « Pour les États-Unis d'Europe » en 1984 lors des deuxièmes élections européennes [7].
Le nom d'emprunt choisi par Raoul Husson, Geoffroy de Charnay, mérite également toute notre attention car celui-ci était un Templier. D'après Bernadette Arnaud,« Enfermé pendant de longues années avec l'espoir d'une libération, ce n'est que le 18 mars 1314 que Jacques de Molay [grand maître des Templiers] apprend qu'il restera en prison à vie. Dans une réaction ultime, il proclame alors l'innocence de l'Ordre et revient sur ses aveux. Geoffroy de Charnay, précepteur de l'Ordre pour la Normandie, fait de même. Pour juguler toute agitation, Philippe le Bel, surnommé aussi le Roi de fer, ordonne de les faire monter le soir même sur le bûcher » [8] .
« le parlementarisme était l'ennemi politique n°1 »
Avant de revenir sur l'Organisation Synarchique du Monde, objet principal de cet article, Husson considère p. 43 que, « dans l'esprit des fondateurs du Mouvement Synarchique, le parlementarisme était l'ennemi politique n°1 » [9]. À la page 44, il répond à sa propre question « Si l'on supprime le parlementarisme, quel va être le lien entre le peuple et l'Etat ? » :
« La proposition 293 nous l'apprend : c'est la profession. [...]. Cette idée est renforcée au maximum par ce qui suit : il n'y a plus d'activité civique pour le citoyen dans l'Etat synarchique, en dehors de l'exercice d'une profession reconnue et organisée. [...]. Et la même idée est encore précisée par les propositions 348 à 351 [<a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='« La profession définit tout entier le citoyen.    348 - Chaque profession doit (...)' id='nh10'>10], qui indiquent que "la profession définit tout entier le citoyen". [...]. Ces propositions n'ont de toute évidence qu'un seul but, toujours le même : affaiblir le pouvoir politique, en renforçant la puissance de l'organisation économique de l'Etat ; et soustraire le citoyen à l'attrait des discussions politiques en l'enfermant le plus strictement
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possible dans sa profession. » À la page 115, Husson juge que « le renversement en France de la république, et surtout des institutions
parlementaires » était, « pour le Mouvement Synarchique, un impératif catégorique ». Pourquoi selon lui ?
« La raison en est la suivante : une France républicaine, à institutions permettant le renouvellement continu de ses classes dirigeantes par des éléments surgis inopinément du prolétariat intellectuel et de la petite bourgeoisie grâce au suffrage universel, - renouvellement qui obligeait le M.S.E. (ndlr : Mouvement Synarchique d'Empire) à un effort incessant d'approche et de circonvention,- France qui était en même temps, en raison de ces institutions, assez anti-cléricale et largement ouverte aux influences anglo-saxonnes et russes, était un obstacle évident à l'établissement d'une Europe Unie telle que la veulent les Synarques.
Il convenait donc d'installer au pouvoir en France les équipes synarchiques, - ce qui était déjà largement réalisé en 1939,- et de modifier les institutions en vue de pérenniser ces équipes au pouvoir et d'éviter leur renouvellement continu par la base. Ces transformations permettaient également de fermer le pays à toute influence anglo-saxonne et russe, et enfin de réaliser progressivement, par la propagande, le climat idéologique favorable à l'institution de cette Europe Unie, noyau de l'Eurafrique, tremplin nécessaire pour la réalisation de desseins plus étendus. »
Droit colonial et devoir impérial
Ces objectifs plus vastes du M.S.E. sont développés dans le chapitre V intitulé L'Organisation Synarchique des Nations du Monde et l'Europe Unie. Mais ils sont auparavant abordés dès la page 51 dans le chapitre III. Husson y évoque la question coloniale en constatant que les propositions 538 à 540 établissent un « droit colonial » :
« Droit colonial. 538 - Du fait même de la solidarité universelle, aucun pays ne peut rester fermé ou se dérober aux grands courants de
la civilisation mondiale, ombres et lumières mêlées.
539 - Aucun pays ne peut se refuser à la prospection et à l'exploitation, humainement conduite, des richesses matérielles qu'il recèle.
540 - A plus forte raison aucun pays ne peut-il maintenir en droit ses habitants à un niveau inférieur de vie et leur interdire les voies de plein développement sous prétexte de souveraineté ou de libre disposition des peuples par eux-mêmes. » [11]
Ce synarque écrit : « En adoptant un pareil point de vue, toutes les interventions coloniales peuvent être justifiées, et, bien entendu, elles ne devront apparaître que comme des aides apportées par des pays hautement civilisés à des pays attardés : la proposition 543 affirme même que "cette aide de peuple à peuple est un devoir impérial" ».
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« Devoir impérial.
541 - Par contre, toute colonisation ne peut être entreprise et comprise qu'en mode synarchique, c'est-à-dire : - comme l'aide nécessaire apportée par une métropole hautement civilisée, - à un peuple ou ensemble de peuples restés ou revenus à un niveau de vie inférieur à celui de la civilisation
mondiale qui tend plus ou moins heureusement mais toujours, à valoriser la condition humaine.
542 - L'initiative de cette coopération peut venir : - soit du pays attardé, - soit du pays avancé.
543 - Cette aide de peuple à peuple est un devoir impérial, - pour toute Nation ayant atteint un haut degré de civilisation - vis-à-vis de tout pays de niveau nettement inférieur à celui de la civilisation mondiale.
544 - Cette aide d'ailleurs peut prendre toutes les formes et comporter toute la gamme des modes d'intervention : - soit l'intervention directe d'un ou plusieurs Etats étrangers (colonie, protectorat, mandat, fédération, alliance, etc...), - soit l'intervention indirecte par l'entremise de particuliers ou de collectivités privées ou publiques d'ordre
économique, financier, technique, universitaire, religieux, etc... agissant en dehors de l'Etat politique. » [12]
L'organisation synarchique du monde
Considérant qu'elle est la plus significative du Pacte Synarchique, Husson met en avant à plusieurs reprises la proposition 592 avec les « cinq Fédérations Impériales de Nations dont l'ensemble constitue le monde entier, c'est-à-dire la Société Universelle des Nations », en faisant un parallèle avec la thèse lancée dès 1922 par un certain comte Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi...
L'extrait suivant du Pacte Synarchique est à lire avec un esprit critique en éveil car, comme l'a prouvé l'historienne Annie Lacroix-Riz [13], la Synarchie était bien au centre du fascisme français. L'intégration européenne lors de la Seconde Guerre mondiale était intense comme l'a souligné Annie Lacroix-Riz dans sa conférence du 30 novembre 2010 à Bagneux, illustrée par exemple à travers les expositions de la France européenne sous Vichy. De manière stupéfiante, certains passages de ce Pacte nous renvoient aux projets contemporains.
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« XI
LOYALISME MUTUEL
Nous reconnaissons et servons le loyalisme mutuel dans l'Empire fédératif.
-Onzième Point-
L'ORDRE SYNARCHIQUE, POUR SCELLER LA FRATERNITE IMPERIALE DANS LA FORCE EN D'INDESTRUCTIBLES ASSISES, RECONNAIT QU'UN LOYALISME MUTUEL DE TOUS LES PEUPLES DANS LA FEDERATION NE PEUT ETRE MORALEMENT ET
PRATIQUEMENT EXIGE QU'AUTANT QUE LA METROPOLE L'A RENDU POSSIBLE MAIS QU'IL DOIT ETRE TENU COMME CONDITION INELUCTABLE DE LA DUREE DE L'EMPIRE ET DE SA GRANDEUR.
Table des propositions :
556 - La fédération, seul gage de durée de l'Empire. 559 - L'autonomie en fonction de la maturité et du loyalisme. 562 - La dissociation de l'Empire est crime de haute-trahison. 565 - Perméabilisation des frontières et non pas déplacement.
La fédération, seul gage de durée de l'Empire.
556 - L'Empire français ne peut être constitué pour durer qu'en mode fédératif, comportant pratiquement : - l'autonomie de chaque nation dans le cadre intangible de l'Empire, - l'autonomie relative de chaque peuple dans sa région, - aussi bien dans les pays d'outre-mer que dans la métropole.
557 - Tout peuple colonisé, protégé ou sous mandat, doit être amené le plus rapidement possible à la plein autonomie fédérative dans le cadre de l'Empire.
558 - L'autonomie dans un cadre quelconque, économique, politique ou culturel, est définie par la conscience collective atteinte par les peuples.
L'autonomie en fonction de la maturité et du loyalisme.
562 - En contre-partie du principe fédératif reconnu et appliqué, et du fait de l'octroi de l'autonomie adaptée au degré de maturité et au réel social, économique, politique et culturel de chaque pays, constituant de l'Empire,
- toute tentative de dissociation de l'Empire français doit être tenue pour crime de haute-trahison et réprimée en conséquence.
563 - Compris synarchiquement dans les frontières actuelles, les champs d'influence respectifs des diverses collectivités (dans l'Ordre impérial, dans l'Ordre national, dans l'Ordre politique, dans l'Ordre économique et pour chaque peuple) ne peuvent être juridiquement juxtaposés aux limites administratives.
564 - Néanmoins cette situation de fait ne revêt pas un caractère anarchique du moment que l'autonomie relative de chaque Ordre est respectée
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de même qu'est respectée en tout état de cause la personne humaine intéressée.
Perméabilisation des frontières et non pas déplacement.
565 - Le caractère pacifiste primordial du principe fédératif synarchiste tend, - non à déplacer des frontières extérieures ou des limites intérieures - (ce qui n'a jamais jusqu'ici abouti pratiquement à instaurer la paix), - mais à rendre les unes et les autres aussi perméables que possible à la vie et aux courants extérieurs et intérieurs, - suivant les réalités contingentes,
- mais pour le bénéfice pacifique du plus grand nombre sinon de l'humanité entière appelée à collaborer à l'oeuvre de civilisation de l'Empire.
XII
ECONOMIE D'EMPIRE
Nous reconnaissons et servons l'économie d'empire ouverte sur le monde.
-Douxième Point-
L'ORDRE SYNARCHIQUE, EN VUE D'ADAPTER LA VIE MATERIELLE DES PEUPLES AUX REALITES CONTINGENTES DU MONDE MODERNE, EXIGE L'ETABLISSEMENT ET LE DEVELOPPEMENT D'UNE VERITABLE ECONOMIE D'EMPIRE RECONNUE A LA FOIS COMME BASE PRIMORDIALE DE LA PROSPERITE DE LA METROPOLE ET DE TOUS LES RESSORTISSANTS DE L'EMPIRE, ET COMME CONDITION PREMIERE D'UNE COOPERATION BENEFIQUE AVEC TOUS LES AUTRES PEUPLES.
Table des propositions :
566 - L'autarchie économique relative. 570 - Le plan impérial.
L'autarchie économique relative.
566 - L'Empire français ne peut être prospère qu'en formant un seul bloc économique, né de l'interdépendance de la métropole et des pays d'outre-mer.
567 - Cette interdépendance ne doit pas être subie seulement ; - elle doit être voulue et systématiquement accentuée pour instaurer dans l'Empire, avec le temps, le régime de l'abondance, - ce régime étant désormais rendu possible par la science, la rationalisation technique et le machinisme moderne appliqués à coordonner et à
multiplier la diversité des richesses naturelles des pays de l'Empire.
568 - Ce grand oeuvre économique est la condition première de la liberté effective et de l'épanouissement social de chaque ressortissant de l'Empire français.
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569 - Sa réalisation pratique exige une véritable mobilisation de toutes les forces actuelles ou virtuelles des peuples : forces morales, forces politiques, forces scientifiques, forces technique, forces financières, forces économiques, forces démotiques.
Le Plan impérial.
570 - Ce grand oeuvre économique nécessite également la pleine coordination de ces forces dans le « Plan impérial » prévisionnel et périodique qui doit accélérer toute la vie concrète de l'Empire en un cycle harmonieux.
571 - Le Peuple et l'Empire sont la tonique et la dominante de la révolution française comprise en mode synarchiste : - le « Plan impérial » est leur accord.
572 - C'est seulement le résultat acquis et simplifié de cet accord effectif qui peut être valablement imbriqué dans l'économie mondiale, pour le plus grand bénéfice possible des pays étrangers à l'Empire et pour l'instauration de la paix :
- cette imbrication nécessaire comportant dans la pratique l'éclusage par un organe compensateur approprié, de tous les échanges extérieurs, à la fois :
- a) dans le sens vertical de l'économie internationale pour ce qui a trait au niveau des échanges pour chaque pays intéressé ;
- b) dans le sens horizontal de l'économie internationale pour ce qui a trait à la conjugaison des échanges par secteurs définis naturellement par le caractère spécifique de la production et de la consommation de chacun des pays intéressés ;
- c) dans le sens de la profondeur de l'économie internationale pour ce qui a trait à la réciprocité bipartite ou multipartite des échanges sous la considération humaniste d'un véritable « prix social », facteur primordial du bien-être dans chaque pays intéressé aussi bien que d'une accélération méthodique des courants de l'économie mondiale par l'accroissement continu du réel pouvoir d'achat de tous.
XIII
PAIX MONDIALE
Nous reconnaissons et servons la paix comme le haut vouloir de la civilisation mondiale.
-Treizième Point-
L'ORDRE SYNARCHIQUE, QUI NE PEUT SE CONCEVOIR HORS DE LA PAIX CIVILISATRICE FONDEE SUR L'HONNEUR ET HONORABLE POUR TOUS, EXIGE NON PAS TANT QUE L'ETAT ACTUEL DES PUISSANCES SOIT MODIFIE PAR UN NOUVEAU DEPLACEMENT DES FRONTIERES MAIS QUE LA VIE SYNARCHIQUE DE CHAQUE PEUPLE SOIT REVEILLEE EN MODE ORIGINAL ; QUE L'UNION FEDERATIVE DE L'EUROPE SOIT REALISEE ; QUE LA PAN-EURAFIQUE SOIT NOBLEMENT CREEE PAR UN LIBRE CONCERT DE TOUS LES PAYS DE L'EUROPE ET DE L'AFRIQUE ; QU'ENFIN LA « SOCIETE MAJEURE DES NATIONS » SOIT ACCOMPLIE ET RAMENEE A SA REALITE UNIVERSELLE PAR L'INTERPOSITION JURIDIQUE DES CINQ « SOCIETES MINEURES DE NATIONS » DEJA CONSTITUEES EN FAIT OU EN VOIE DE CONSTITUTION A NOTRE EPOQUE.
Table des propositions :
573 - Pacifisme et mission politique de l'Empire français. 581 - Pour l'Union fédérative de l'Europe.
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Le Pacte Synarchique : de l'Union européenne à l'Organisation Synarchique du Monde
586 - Pour la Pan-Eurafrique. 589 - Pour la S.D.N. rénovée et universalisée en mode synarchiste. 592 - Les cinq fédérations impériales du monde actuel déjà formées ou en formation comme base d'une Société Universelle des Nations. 597 - Pour l'humanisme universel.
Pacifisme et mission politique de l'Empire français.
573 - L'Empire synarchique français ne peut être que pacifique et civilisateur suivant le principe même de l'ordre synarchique.
574 - Pacifique, il ne peut viser aucun but hégémonique en Europe ou dans quelque autre partie du monde :
- il peut seulement aider par son influence inspiratrice à réveiller la vie synarchique de chaque peuple dans le monde en respectant son caractère original qui doit être de toute façon accentué.
575 - Toutefois cette volonté réaliste de paix ne peut être stérilisante, ni par conséquent signifier que nous puissions dénier à la France dans l'avenir le caractère politique dynamique qu'elle eut dans le passé.
576 - Nous voulons que la France et son Empire restent un foyer inextinguible de rayonnement politique : - il faut seulement subtiliser pacifiquement et spiritualiser de plus en plus cette influence politique.
577 - L'Empire synarchique français ne peut accepter aucune hégémonie en Europe ou dans le reste du monde, - ni supporter aucune tentative d'hégémonie de quelle nation ou empire que ce soit.
578 - L'Empire synarchique français est le lieu historique, - de même que l'esprit français est le catalyseur psychologique, - d'une grande et noble expérience de coopération humaniste entre race blanche, race jaune, race brune et race noire.
579 - Notre haute ambition est de parfaire ainsi en mode fédéral une synthèse de civilisation de caractère universel ;
- elle sera comme l'image magnifiée de ce que la France métropolitaine, pays de synthèse démographique et centre géographique du monde, fut en mode national durant des siècles,
- ce qu'elle reste d'ailleurs encore : - le creuset historiquement et naturellement désigné des plus hautes expériences de la civilisation de caractère occidental.
580 - Civilisateur, l'Empire synarchique français ne peut être finalement conçu ni voulu en marge de la vie européenne et de la vie du monde.
Pour l'Union fédérative de l'Europe.
581 - Dans ce sens, l'Empire synarchique français est voulu par nous comme le facteur primordial de l'Union fédérative de l'Europe.
582 - L'Union Européenne doit sortir tôt ou tard d'un juste équilibre et d'une conjugaison synarchique des poussées impériales : - française, britannique, romaine, germanique et slave, - en jeu dans l'Europe actuelle.
583 - Le Mouvement synarchique d'Empire reconnaît toutes ces poussées impériales et les sert toutes, - de même que les autres efforts nationalistes des plus faibles puissances européennes, - quelque divers de forme qu'ils apparaissent, ils sont tous les normaux et nécessaires constituants du génie civilisateur de l'Occident.
584 - Ces constituants du Génie occidental sont à notre sens : - aussi légitimes l'un que l'autre du fait même de la loi naturelle inévitable de concentration et d'expansion alternative des peuples, - aussi dangereux l'un que l'autre pour la paix du monde - et d'ailleurs irréductibles les uns aux autres.
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585 - Hors de l'union fédérative des pays d'Europe, il n'y a pas de sécurité politique possible, - ni de prospérité économique.
Pour la Pan-Eurafrique.
586 - L'Empire synarchique français est d'ores et déjà voulu par nous comme le promoteur de la Pan-Eurafrique, - la future union fédérative des peuples, des états et des nations libérées de l'Europe et de l'Afrique.
587 - La Pan-Eurafrique est dans la logique des choses et s'impose du fait même de la coexistence d'une Europe surpeuplée, dynamique et suréquipée, à côté d'une Afrique sous-peuplée, statique et attardée.
588 - La Pan-Eurafrique doit être le cadre grandiose de la civilisation occidentale rénovée et magnifiée, - le champ commun de son exaltation culturelle et de sa volonté de puissance, - l'idéal médiateur de la paix occidentale.
Pour la S.D.N. rénovée et universalisée en mode synarchique.
589 - La recherche et l'établissement de la paix universelle reste la plus haute fin politique des Etats.
590 - Pour cette fin humaniste, le mouvement synarchiste d'Empire veut la réforme profonde de la Société des Nations, - préalablement soustraite à toute hégémonie de grande puissance et de coalition de puissances, - et fondée sur la réalité politique concrète du monde actuel tout en s'illuminant du plus haut idéal de paix humaniste, de paix réelle.
591 - Pour être effective, cette réforme doit être inspirée du principe synarchique de constitution ontologique et de représentation par Ordre pour aboutir :
- à un Ordre social-économique de tous les Peuples, - à un Ordre politique de tous les Etats, - à un Ordre culturel de toutes les Nations, - à un Ordre fédéral de tous les Empires,
- au sein d'une réelle Société Universelle des Nations, - dont la loi soit basée justement sur les profondes réalités de la vie culturelle du monde, - et non sur les intérêts politiques par nature agressifs.
Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d'une Société Universelle des Nations.
592 - Cette structure synarchique pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Société mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne :
- la Société mineure des Nations britanniques, - la Société mineure des Nations pan-américaines, - la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l'U.R.S.S., - la Société mineure des Nations pan-eurafricaines, - et la Société mineure des Nations pan-asiatiques.
593 - L'affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre :
- une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde, - la limitation des expansions violentes des impérialismes, - la clarification, préalable à toute question d'ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations, - enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des Etats, alors librement conclu.
594 - La position réaliste du Mouvement synarchiste d'Empire nous interdit de rêver à l'établissement de la paix internationale avant que ces divers regroupements de peuples soient effectués,
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595 - Alors seulement chacun de ces cinq empires fédéraux ayant trouvé un suffisant équilibre intérieur, pourra orienter ses forces dans un sens pacifique constructif,
- en se reconnaissant comme partie intégrante d'une civilisation universelle différenciée.
596 - Jusque-là nous lutterons contre la stupidité criminelle de la guerre internationale, - par la révolution synarchiste impériale, - et par l'éveil inspiré de tous les peuples dans ce sens.
Pour l'humanisme universel.
597 -Ne pouvant accepter de nous désolidariser d'aucun être, nous voulons que l'actuelle révolution mondiale porte les peuples en un mouvement irrésistible,
- au delà du marxisme orthodoxe matérialiste comme du faux libéralisme capitaliste, - vers une haute civilisation spirituelle marquée du sceau de l'humanisme universel.
598 - Cette volonté domine et inspire chaque point fondamental de notre Pacte synarchiste et nous ne cesserons d'aider jusqu'à l'accomplir à cette révélation sacrificielle de l'Homme sur tous les plans de la Vie et dans tous les peuples. » [14]
Quintidi 25 Pluviôse an 220 Article également publié par Agoravox.
[1] Consulter la première vidéo, à 8min42s, de l'article de J.G., Jacques Attali le récidiviste : un gouvernement mondial « démocratique », publié par Le Canard Républicain le 06/04/11.
[2] <span class='spip_document_557 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'>
FUSION N° 76 - MAI - JUIN 1999, p. 29 : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/31/89/29/F76.4.pdf ; copie du document : <a href="IMG/pdf/F76-4.pdf" title='PDF - 1.7 Mo' ␣type="application/pdf">
Article de Rémi Saumont, La vibration active des cordes vocales, FUSION N° 76 - MAI - JUIN 1999
[3] Ibid., p. 30.
[4] Charles Denis Sauter Bourbaki (1816-1897) : « Né dans une famille d'origine grecque, Charles Bourbaki a été élève à l'École spéciale militaire. Il a participé à la campagne d'Afrique de 1836 à 1854, notamment dans le cadre du régiment des zouaves dont il est devenu colonel en 1851. Puis, de 1854 à 1856, il sert dans l'armée d'Orient (guerre de Crimée). Il est nommé général de brigade en 1854. Parti pour quelques mois en Algérie en 1857, il est promu général de division à la suite de cette expédition. Il participe à la campagne d'Italie (1859-60) et, de 1860 à 1869, est inspecteur général pour l'infanterie ainsi que commandant de division. En juillet 1869, il devient aide de camp de l'Empereur et, un an plus tard, commandant en chef de la Garde impériale. » Extrait de la biographie écrite par Maurice Mashaal, POUR LA SCIENCE, Les Génies de la Science, Bourbaki -
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Une société secrète de mathématiciens, n°2 Fév-Mai 2000, p. 17. [5] <span class='spip_document_560 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'>
POUR LA SCIENCE, Les Génies de la Science, Bourbaki - Une société secrète de mathématiciens, n°2 Fév-Mai 2000, article de Maurice Mashaal, La saga d'un nom, p. 16.
[6] Article de Y.M., Décès du mathématicien Henri Cartan, publié par lefigaro.fr le 18/08/2008. [7] POUR LA SCIENCE - n°372 - Octobre 2008, Article de Maurice Mashaal, Henri Cartan, de Bourbaki à l'Europe unie, p. 102. [8] Article de Bernadette Arnaud, L'implacable machine à broyer de Philippe le Bel, Sciences et Avenir - juillet 2010, n°761, p. 58.
[9] Extrait de la proposition 80 : « Le génie de la révolution synarchiste nous dresse également en France contre le parlementarisme, ce pot-pourri politique issu de la Constitution de 1875 ». Annexe, p. 32, du livre Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte écrit par le synarque Raoul Husson sous le pseudonyme Geoffroy de Charnay, éditions Médicis-Paris, avril 1946.
[10] « La profession définit tout entier le citoyen.
348 - Chaque profession doit être organisée ou réorganisée en fonction de l'intérêt général et sous l'angle du service public - en dégageant ses qualifications spécifiques à travers les syndicats, coopératives, ententes, cartels, trusts et corporations de divers types, - de façon à lui donner une structure appropriée à sa nature et à sa juste place dans chaque pays et dans l'ensemble de la vie de l'Empire.
349 - La Profession est la réalité qui définit pratiquement le citoyen dans l'ordre synarchique par cela même qu'elle définit et spécifie les devoirs sociaux et les devoirs civiques qui lui incombent.
350 - Par le fait même que ces devoirs basiques limitent son droit initial de vivre et de s'épanouir librement - droit humain : droit imprescriptible d'ordre universel - ils marquent la frontière civique véritable de sa vie personnelle.
351 - Il n'y a pas de citoyen synarchique hors de la Profession organisée et hiérarchisée, mais seulement un vivant facteur d'anarchie quelle que soit par ailleurs sa valeur humaine. » Annexe, p. 96&97, du livre Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte écrit par le synarque Raoul Husson sous le pseudonyme Geoffroy de Charnay, éditions Médicis-Paris, avril 1946.
[11] Annexe, p. 134, du livre Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte écrit par le synarque Raoul Husson sous le pseudonyme Geoffroy de Charnay, éditions Médicis-Paris, avril 1946.
[12] Annexe, p. 134&135, du livre Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte écrit par le synarque Raoul Husson sous le pseudonyme Geoffroy de Charnay, éditions Médicis-Paris, avril 1946.
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[13] Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite, éditions Armand Colin, Paris, 2010. [14] Annexe, p. 139 à 158, du livre Synarchie, panorama de 25 années d'activité occulte écrit par le synarque Raoul Husson sous le pseudonyme
Geoffroy de Charnay, éditions Médicis-Paris, avril 1946.
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